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Ligue Europa ou pas ?

Belle affiche ce jeudi pour le compte des huitièmes de finale de la Ligue Europa, avec le dernier représentant français, le PSG, qui se déplace à Benfica. Sans Montpellier donc, sorti, dès son entrée en lice au troisième tour, face aux hongrois du Györ FC. Sans Lille également, après son seizième de finale perdu par ses réservistes face au PSV Eindhoven. La Ligue Europa n’aurait-elle donc aucun intérêt pour les clubs français ?

Bilan catastrophique

Sur les dix dernières Ligue Europa (anciennement Coupe de l’UEFA jusqu’en 2009), soit de 2001 à 2010, les clubs français n’ont disputé que 5 quarts de finale : Bordeaux et Marseille en 2004, Auxerre en 2005, Paris et Marseille en 2009. Un seul club a réussi à se hisser en demi puis en finale, en l’occurrence Marseille en 2004. Une demi-finale et une finale en 10 ans, quel bilan catastrophique ! Pendant ce temps-là, l’Espagne a disputé 9 demi-finales, l’Allemagne 8, l’Angleterre et l’Italie 5, le Portugal 3, les Pays-Bas, l’Ecosse, la Russie et l’Ukraine 2, enfin la Roumanie 1. En ce qui concerne les finales, l’Espagne est toujours devant avec 6 finales disputées dont 4 remportées. L’Angleterre en est à 3 pour 1 victoire. Le Portugal à 2 dont 1 trophée soulevé. L’Ecosse et l’Allemagne ont aussi disputé 2 finales mais sans l’emporter. Enfin la Russie, l’Ukraine et les Pays-Bas ont tous envoyé un seul de leur représentant en finale pour triompher. La France fait donc, une nouvelle fois, figure de cancre, avec une seule finale soldée par un échec. Ses statistiques médiocres sont amplifiées par la manière. Les clubs français sont généralement éliminés par des équipes bien inférieures à leur niveau supposé à l’image de Montpellier cette saison, sorti par le modeste Györ ETO FC. La palme revient certainement au FC Rennes, qui, en trois participations, s’est fait sortir à deux reprises lors de la phase de poule (2005-2006, 2007-2008), puis battu même avant d’y parvenir en étant éliminé au premier tour par le FC Twente en 2008-2009. Toulouse affiche aussi un bilan calamiteux avec deux éliminations sans gloire en poule en 2007-2008 et 2009-2010. Enfin, quand on parle de manière, il faut bien évidemment souligner la méthode. Le LOSC, pourtant habitué aux joutes européennes ces dernières années, a fait le choix d’entrée d’aligner la plupart de ses remplaçants pour cette compétition. Lors de la défaite fatale à Eindhoven, Rudi Garcia n’avait inscrit que deux titulaires indiscutables dans son onze de départ (Mavuba et Rami). Chiffres et manière, même combat, le football français néglige clairement la Ligue Europa. Comment expliquer alors cette situation ?
Le premier argument est de taille : l’argent ! La Ligue Europa rapporte, en effet, beaucoup moins dans les caisses des clubs que sa grande sœur, la Ligue des Champions. L’an dernier, pour la première édition de la Ligue Europa, l’UEFA a distribué près de 135 millions d’euros aux clubs participants, dont 81 M€ issus des revenus commerciaux et 54 M€ provenant du marché télévisuel. L’Atletico Madrid, le lauréat 2010, a reçu près de 6,5 M€ grâce à ses performances à partir des 16èmes de finale, le club espagnol ayant été reversé de la Ligue des Champions. Le finaliste, Fulham FC, qui a disputé la totalité de la compétition, a lui remporté 10 M€. En ce qui concerne les clubs français, Lille, huitième de finaliste, a touché 3,1 M€ et Toulouse, éliminé en poule, 2,21 M€. Le gouffre est immense avec la Ligue des Champions. L’an passé, la reine des compétitions européennes a distribué plus de 746 M€ dont 408,5 M€ provenant de revenus commerciaux et 337,5 M€ des droits télé.  Le vainqueur, l’Inter Milan, a empoché près de 49 M€. Auteurs d’une belle campagne, les clubs français sont bien lotis. Bordeaux et Lyon ont touché près de 30 M€. Eliminé en phase de poule, Marseille a généré 17,7 M€ (17 M€ pour la Ligue des Champions puis 0,7 M€ pour la suite de son parcours en Ligue Europa). Même si la Ligue Europa est bien plus avantageuse que sa devancière, la Coupe de l’UEFA, elle est très loin de pouvoir rivaliser financièrement avec la Ligue des Champions. D’ailleurs, un club qui perd ses six matchs de poule dans cette dernière est assuré de remporter au minimum 7,2 M€, rien que pour sa participation sportive. On peut déjà établir qu’Auxerre, après cinq défaites et une victoire en six matchs, est quasiment assuré de remporter plus de 14 M€, soit plus que Fulham, le club le plus gagnant de la précédente Ligue Europa ! Ce large fossé se retrouve au niveau des contributions télévisuelles. Mis en jeu pour les saisons 2009 à 2012, M6 et Canal Plus Sport ont dépensé 7,8 M€ à elles deux, beaucoup moins que les 52 M€ versés par TF1 et Canal Plus pour la C1.
L’autre argument avancé est celui de la nature même de la compétition. Les dirigeants évoquent  ainsi régulièrement le « marathon » de la Ligue Europa. Effectivement, pour aller au bout, il faut disputer au minimum 17 rencontres soit respectivement 11 et 12 de plus que la Coupe de France ou la Coupe de la Ligue. Débutée, au mieux, au mois d’août, la compétition rassemble, cette saison, un total de 194 équipes provenant de 53 associations membres de l’UEFA. Les trois premiers tours de qualifications puis le tour de barrage se transforment souvent en matchs pièges, comme nous le prouve l’éviction ridicule de Montpellier, et offrent des phases de poules très cosmopolites : 12 groupes de 4 équipes pour 25 nations représentées. Sur le papier, le niveau est aussi assez disparate, mais, au vu des résultats, relativement lissé. Cette coupe regroupe, en effet, des grandes équipes européennes (Liverpool, Juventus, Manchester City), des équipes renommées (Villarreal, Naples, PSV Eindhoven, PSG) mais aussi de petites formations (Bate Borisov, Sheriff Tiraspol, Debrecen) qui sont ensuite rejoints par les reversés de la Ligue des Champions. Les clubs français se cachent donc souvent derrière cette excuse d’exigence physique mais aussi de rudesse des déplacements en terrain exotique, notamment à l’Est où les conditions climatiques rendent les matchs très compliqués durant l’hiver. En témoigne le match aller du PSG au Bate Borisov joué autour de -20°C. Longue, fatigante, usante, piège, cette compétition n’aurait que des aspects négatifs selon les clubs français. Voilà ce qui expliquerait leur manque d’investissement et leur préférence pour les compétitions nationales. Est-ce vraiment défendable ?

Une erreur stratégique

C’est tout d’abord une affaire d’hypocrisie. Les clubs français ne jurent que par la prestigieuse Ligue des Champions. Faut-il leur rappeler que la France n’a que 3 places qualificatives, dont une en tour préliminaire ? Autrement dit, tous les postulants ne peuvent être reçus. D’ailleurs 3 places, ce n’est pas tout à fait le cas, Lyon s’adjugeant un billet d’entrée depuis 12 ans, Marseille depuis 4 ans. Autant dire que la bataille est très mal engagée d’avance pour les autres candidats. Surtout, quand d’autres clubs moins armés se qualifient, les performances sont souvent très décevantes. En trois participations, Lille n’a réussi qu’une fois à passer la phase de poule, ce qui est déjà un exploit en soi. Auxerre, surprenant troisième la saison passée, s’est fait dominer de la tête et des épaules dans son groupe, avec seulement 3 points au compteur, tout comme en 2002-2003. Toulouse n’a même pas franchi le tour préliminaire, écrasé par Liverpool, lors de la saison 2007-2008. Plus loin, Lens, en deux campagnes, n’a également pas su se hisser au-delà de cette phase de poule. Se qualifier pour la Ligue des Champions donne un vrai élan en termes d’image et de finances, mais sportivement le résultat n’est pas au rendez-vous. Plus généralement, les clubs français ambitionnent souvent de « finir européen ». Oui, mais pour quoi faire ? D’après les statistiques précédemment étayées, pas grand-chose, comme nous le prouvent les parcours de Rennes ou Toulouse mais aussi Bordeaux, sorti trois fois successivement en 16ème de finale par Osasuna, Anderlecht et Galatasaray en 2007, 2008 et 2009. Les clubs se battent donc fermement pour accéder à Ligue des Champions ou revendiquer une place européenne. Par contre, pour y faire de belles performances, beaucoup moins.
L’argument économique est aussi discutable. Certes, la Ligue des Champions rapporte bien plus que la Ligue Europa. Mais que font les clubs avec cette manne financière ?  S’en servent-ils pour devenir plus compétitifs ? Mis à part Lyon, voire Marseille, trop peu souvent. Cette saison, malgré un tour préliminaire passé avec brio, Auxerre n’a pas investi pour être compétitif, notamment dans les recrues, et souffre aujourd’hui du contrecoup psychologique et physique des défaites cuisantes en phase de poule. Toulouse s’est retrouvé dans le même cas de figure après son élimination en tour préliminaire en 2007-2008. S’il a su répondre aux ambitions à court terme en conservant Gourcuff et Chamakh une saison de plus, Bordeaux n’a pas su, non plus, capitaliser durablement sur ces revenus élevés. Lille, quant à lui, a fait le pari d’utiliser ces rentrées financières pour se construire structurellement. Cette stratégie porte peu à peu ses fruits, mais ne s’est pas encore retrouvé en termes de titres. En ce qui concerne la Ligue Europa, les clubs se tirent eux-mêmes une balle dans le pied. Evoqué précédemment, les reversements de l’UEFA dépendent des performances sportives de chaque club mais aussi d’un « market pool ». Calculé à partir du montant versé par les chaînes de télé des pays concernés, il est réparti en fonction du nombre de matchs joués et du classement en championnat l’année précédente. La saison dernière, il représentait au global 40% des revenus de la Ligue Europa, une somme bien évidemment non négligeable. Dans ces conditions, les clubs anglais ou espagnols gagnent beaucoup plus que les français puisque leurs chaînes ont payé plus cher les droits. Mais il faut aussi retourner le problème dans l’autre sens. Si les équipes françaises jouaient vraiment cette compétition, avec ambition et qualité, les chaînes télés verseraient davantage pour acquérir les droits. La nouvelle formule de cette coupe permet, en plus, d’avoir de belles affiches avec un format bien plus lisible que sa devancière. Des rencontres alléchantes, à un stade avancé de la compétition, généreraient forcément plus d’intérêt de la part des téléspectateurs mais aussi des supporters, d’où des retombées en termes de droits télé, de billetterie, de sponsoring ou de merchandising plus élevées. En bref, un vrai cercle vertueux.

FC Porto 2003

Ne pas s’investir en Ligue Europa peut être considéré également comme une vraie erreur sportive. Les clubs s’interrogent uniquement sur la fatigue supposée de leurs joueurs et ne se concentrent que sur la Ligue 1, voire les coupes nationales. Pourtant, la Ligue Europa offre de belles opportunités à ceux qui en veulent. Collectivement, elle a permis à plusieurs équipes de se construire et de se révéler au plus haut niveau. C’est le cas du FC Porto de José Mourinho, vainqueur de la Coupe de l’UEFA en 2003, une année seulement avant le sacre remarquable en Ligue des Champions. Emmagasinant confiance et expérience, cette équipe s’est forgée dans ce succès, autour de Deco ou Carvalho. Le FC Séville s’est aussi affiché comme un grand d’Europe en remportant deux Coupes de l’UEFA successives en 2006 et 2007. Le club andalou a participé, à sa manière, à l’affirmation récente de l’ensemble du football espagnol qui a conduit au doublé historique Euro 2008 – Coupe du Monde 2010. Cette compétition est également le terrain du développement du football de l’Est. Les clubs russes ou ukrainiens sont de mieux en mieux armés au niveau européen et se font les dents en C3. Le CSKA Moscou, le Zénith Saint-Pétersbourg puis le Shakthar Donetsk l’ont remporté respectivement en 2005, 2008 et 2009. Ce nouvel élan général peut être lié, et inversement, à l’attribution de l’Euro 2012 en Pologne-Ukraine et de la Coupe du Monde 2018 en Russie. Enfin, individuellement, la Ligue Europa peut être le terrain d’expression de grands joueurs en devenir ou aguerris. Auteur de 6 buts en 9 matchs l’an passé, dont un doublé victorieux en finale, Diego Forlan a réalisé un excellent parcours préfigurant une magnifique Coupe du Monde, dont il a été élu meilleur joueur. Mesut Özil s’est aussi révélé avec le Werder Brême en étant le meilleur passeur de la compétition, avant de faire une Coupe du Monde remarquable. Dans la foulée, le club allemand a bénéficié, financièrement, de son transfert au Real Madrid pour 18 M€. Andreï Arshavin, Didier Drogba ou Daniel Alves ont également profité de cette coupe pour s’affirmer sportivement et générer, pour leurs clubs, de fortes rentrées d’argent au moment de leur transfert.

Un problème culturel profond

L’argument selon lequel la Ligue Europa grille trop d’énergie et entraîne inéluctablement une baisse de régime en championnat est loin d’être avéré, surtout depuis la nouvelle formule et la fin de la Coupe Intertoto. Les clubs qui réussissent de belles performances dans cette compétition sont à la portée des équipes françaises. Ils n’ont pas d’effectifs pléthoriques et se battent également dans leurs championnats pour finir dans les fameuses places européennes. Vainqueur en 2004, le FC Valence est également champion d’Espagne cette saison, face aux géants barcelonais et madrilènes. En 2007, le FC Séville remporte sa deuxième Coupe UEFA et finit 3ème de la Liga. Le CSKA Moscou, premier club russe à gagner une Coupe d’Europe, est aussi champion de Russie en 2005, une performance assez remarquable dans un championnat très concurrencé. Enfin, le Werder Brême, finaliste en 2009, remporte cette même année la Coupe d’Allemagne. Et puis, à l’inverse, ne pas s’investir en Ligue Europa, ne garantit pas d’être performant en championnat. Lille, éliminé en 8ème la saison dernière, a raté de justesse la qualification en Ligue des Champions qui lui tendait les bras, alors que l’OM, éliminé au même stade, est devenu champion. En 2007-2008, Lens est éliminé dès le premier tour. Le club artésien descendra en Ligue 2 à la fin de la saison, contre toute attente. Le PSG, quart de finaliste en 2009, termine la saison en 6ème position, son meilleur classement depuis 2004. En bref, le corollaire entre un long parcours en Ligue Europa et une mauvaise saison nationale n’existe pas. Néanmoins, cela ne veut pas dire que la réussite est assurée à tous les coups, certains clubs ou joueurs n’ayant pas confirmé après leurs bons parcours à l’image de Middlesbrough, de l’Espanyol Barcelone ou du meneur brésilien Diego. Il faut alors, dans ces cas-là, voir le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide, ce que les clubs français n’arrivent malheureusement pas à faire.

Aimé Jacquet : « la gagne »

Quelques jours avant la confrontation de l’OM avec Manchester en Ligue des Champions, Didier Deschamps évoquait « la culture de la gagne dans l’ADN de Manchester » ce que confirmait Gabriel Heinze, à propos de ses années passées chez les Red Devils : « Je retiens le côté professionnel et la culture de la gagne. » Cette fameuse culture de la gagne ne semble pas faire partie des clubs français. Rappelons que la France n’a remporté que deux Coupes d’Europe à savoir une Ligue des Champions en 1993 par l’OM et une Coupe des Coupes en 1996 par le PSG. Un bilan infiniment maigre au regard du potentiel du football français et de ses concurrents européens. L’Italie a ainsi gagné 28 trophées européens, l’Espagne et l’Angleterre 25, l’Allemagne 17, les Pays-Bas 11, le Portugal 6, la Belgique 4, l’Ecosse et l’Ukraine 3. La France se classe donc 10ème nation européenne, à égalité avec la Suède et la Russie. Et ce constat se vérifie sur les compétitions nationales. N’en déplaise à cette France qui aime voir les petites équipes victorieuses sur les plus huppées, les nombreuses surprises en Coupe de France ou en Coupe de la Ligue révèlent un manque évident d’esprit de conquête des meilleurs clubs français. Rappelons-nous ici des paroles d’Aimé Jacquet, avant le match contre l’Arabie Saoudite au Mondial 98 : « La gagne, c’est la mentalité, c’est le groupe, c’est la solidarité, c’est la générosité. La gagne, on va la chercher, elle ne vient pas toute seule, on la provoque, on la stimule. C’est pour ça qu’il faut mettre de l’intensité. » Oui, il faut s’investir pour gagner, ce que les clubs français ne font pas. Jouer la Ligue Europa avec ambition, c’est une question de mentalité, de motivation et de générosité. Des caractéristiques qui font très clairement défaut.

Alors le football est français est-il condamné à cultiver cette approche peu ambitieuse de la compétition? Soyons optimiste, non. Les clubs doivent prendre leurs responsabilités et chercher à progresser de manière linéaire. Il faut par exemple se servir de locomotives, comme peut l’être l’Olympique Lyonnais, qui est devenu l’un des clubs majeurs au niveau européen. Des performances qui ont, d’ailleurs, largement contribué à garantir à la France, et ce depuis plusieurs saisons, la cinquième place au classement UEFA, synonyme de 3 places qualificatives en Ligue des Champions. Ce ne sont pas, en effet, les éliminations précoces en Ligue Europa qui rapportent beaucoup de points… Paradoxalement, c’est dans une période plus creuse que Lyon a réussi à franchir la barrière des quarts de finale de la Ligue des Champions. Une barrière psychologique et technique qui s’est désormais positionnée sur l’accession en finale. Dans ce sillage, le Bordeaux de Laurent Blanc ou, aujourd’hui, l’OM de Didier Deschamps réussissent peu à peu à inverser la spirale et à gagner les chocs importants. Ce fut le cas du match décisif de Marseille à Moscou cette saison qui s’est soldé par un brillant 3-0. Il faut vraiment espérer que cette tendance se renforce et que les clubs français se forgent une vraie mentalité de la gagne.  Cela passe bien sûr par cette Ligue Europa et un tout autre comportement. Fred Rutten, l’entraîneur du PSV Eindhoven, se désolait de la méthode lilloise dans cette compétition : « On peut y voir un manque de motivation mais on peut aussi le voir de l’autre côté et se dire que le LOSC ne nous a pas pris au sérieux. » Le PSG, habitué des coupes, semble lui vraiment s’investir dans la compétition, comme le souligne Antoine Kombouaré : « À travers son parcours européen, le groupe a pris conscience de son potentiel. J’espère qu’on sera capables d’aller au bout (…) Ce qui est sûr, c’est qu’on possède aujourd’hui une énorme confiance en nous. On se sent capables de réaliser de grandes choses… » Espérons que le PSG concrétise ces belles promesses et qu’il préfigure une nouvelle approche de la Ligue Europa de la part des clubs français.
« La gagne, on va la chercher.» Chers clubs français, mettez tout en œuvre pour vous en rapprocher !
MR.
Sources : uefa.com / footbiz.com / lequipe.fr / Les Yeux dans les Bleus
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6 réflexions sur “Ligue Europa ou pas ?

  1. « En se privant de Jallet, Giuly, Makelele et Hoarau contre Benfica, jeudi, en Ligue Europa, Antoine Kombouaré fixe les priorités du PSG : le Championnat et la Coupe de France. » (l’équipe.fr).
    Voilà je crois que tout est dit. A suivre donc…
    Même le pauvre Nene en est tout retourné : «Le coach a décidé de faire tourner pour préserver le groupe de la fatigue, car il y a encore beaucoup de matches à venir, c’est son choix…, nous a confié le Brésilien. Mais sans Jallet, « Make », Giuly et Hoarau…(il soupire) La Ligue Europa c’est pourtant une belle compétition à jouer, non ? »
    Rien à ajouter …

    • Très bon article, comme d’habitude 😉 j’apporterais néanmoins une petite nuance. Il y a deux clubs français aujourd’hui qui ont la « soif » des titres, en l’occurrence l’OL et l’OM, et c’est valable pour toutes les compétitions (ex: l’Om avec la Coupe de la Ligue) et si, « par malheur » ils étaient reversés en Europa League, je pense qu’ils l’auraient joué à fond. Cette réalité ne concerne pas les autres clubs français de la première partie du tableau (Lille, Paris, Rennes) qui, en manque de titres majeurs (à part Paris en Coupe de France) ambitionnent en priorité le championnat afin de le gagner, ou au moins, se qualifier pour la Ligue des Champions. On ne peut pas comparer cette situation à des clubs comme le PSV, le Shakhtar Donetsk, le Zénith ou le FC Porto, qui sont archi-leaders dans leurs championnats nationaux respectifs et sont, par conséquent, capables de bien figurer dans toutes les compétitions auxquelles ils participent. Dans ce sens, la Ligue 1 est beaucoup plus disputée ces dernières années. Ainsi, si sur un match d’Europa League, une équipe comme Lille ou Paris a le niveau, je ne suis pas sûr que cela sera le cas sur toute la durée de la compétition, alors que tous les weekends, elle doit s’arracher pour gagner en Ligue 1.
      Pour revenir à l’idée selon laquelle l’Europa League est un vecteur de construction d’un club, OK, mais c’est tout d’abord le cas du championnat national. Par exemple, Lille achève actuellement sa « formation » et, en s’installant durablement dans les premières places dans les années à venir, pourra jouer à fond la Ligue des Champions, s’il a le niveau, ou l’Europa League. Cette réalité est valable pour Rennes et Paris qui pourraient, dans les années à venir, atteindre la même maturité que le LOSC, et donc l’OL et l’OM.

      • Philou,

        Je ne te rejoins pas sur le fait que la Ligue 1 est plus disputée que les autres championnats « mineurs ». C’est justement une fausse excuse des clubs français, pour justifier leur manque d’investissement en Ligue Europa. Porto la joue pleinement alors qu’il aurait pu se consacrer à la reconquête du championnat remporté l’an passé par Benfica. Au Pays-Bas, le PSV n’a pas gagné l’Eredivisie depuis deux ans, ni même accédé à la LDC, et s’emploie malgré tout en C3. Le Shakhtar est perpétuellement en bataille avec le Dynamo Kiev. 5 titres chacun sur les dix derniers exercices ukrainiens, ce qui n’empêche pas le club de Donetsk de s’investir. Enfin, le Zénith lutte aussi férocement avec les clubs de Moscou et le Rubin Kazan.

        Comme je le disais, et comme tu le remarques aussi, c’est donc avant tout un problème de motivation et de mentalité. Il faut que les clubs fassent évoluer progressivement cette approche, dans le sillage de Lyon notamment.

    • Aurélien,

      L’équipe serait effectivement plus performante avec ces joueurs. Malgré tout, l’ossature du PSG reste très solide et formée par au moins la moitié des titulaires indiscutables, contrairement au LOSC. De plus, cette stratégie employée par Kombouaré a porté ses fruits en phase de poules, le club parisien finissant premier de son groupe devant le FC Séville et le leader incontesté de la Bundesliga, Dortmund.

      • LdJ,
        Je ne suis pas totalement d’accord avec toi. Regarde les championnats en question: Portugal: FC Porto leader avec 11 points d’avance sur le Benfica qui a 15 points d’avance sur le Sporting, autrement dit les deux sont sûrs de finir à ces deux premières places et ont donc plus d’ambition de jouer à fond l’Europa League; en Ukraine où je suis actuellement, Shaktar est premier avec 18 victoires, 1 nul et 1 défaite et a 12 points d’avance sur Dynamo Kiev les deux équipes; aux Pays Bas, le PSV a 3 points d’avance sur Twente et 5 sur l’Ajax; en Russie, Zénith est largement au-dessus des autres équipes.
        Ce que je veux dire c’est que ces équipes, leaders et/ou valeurs sûres de leurs championnats ne peuvent être comparées en France qu’à l’OL et l’OM. Les autres, Paris, Lille ou Rennes sont des challengers et ne sont pas « assurés » de finir « européens » chaque saison. Pour moi, c’est là qu’il y a la différence. Cela n’empêche, je trouve cela scandaleux de ne pas jouer à fond une compétiotion européenne où tu défends la France et son coefficient, mais je peux comprendre les raisons de ce choix de la part de certains clubs français.
        Pour l’anecdote, je suis allé voir hier Dynamo Kiev vs Manchester City, et j’ai été vraiment impressionné par cette équipe; quand tu vois le retard qu’elle a sur Shakhtar, tu ne t’étonnes plus de la réussite du club de Donetsk. Après, les milliards du propriétaire Akhmetov ça aide…

  2. D’abord, bravo pour cet excellent article si bien documenté. La défaite du PSG vient confirmer le peu d’intérêt des clubs français à l’Europa League. Et il en sera encore ainsi pour de nombreuses années. Malheureusement !

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