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Le FIFA Ballon d’Or, fin de la discorde.

Un mois après la remise du FIFA Ballon d’Or 2011 à Lionel Messi, l’occasion est belle de revenir sur les polémiques, critiques et revendications survenues autour de cette récompense planétaire.

Entre surprise et déception

Lionel Messi, FIFA Ballon d'Or 2010

Peu après l’annonce du nouveau triomphe de Lionel Messi, le 10 janvier dernier, le microcosme du football s’interroge rapidement sur ce vote, dont les deux autres nominés Xavi et Iniesta sont les grands perdants. Il est vrai que les rumeurs et pronostics n’avaient pas prévu ce choix, privilégiant les milieux espagnols, Iniesta en tête. Alors que la surprise est grande lorsque Messi sort du chapeau, en direct dans plus de 150 pays ! Ainsi la Gazzetta dello Sport titre dès le lendemain « Messi ? Noooooonn ! ». Pour Tuttosport, «Messi gagne par surprise», comme pour l’Allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Evidemment, la presse espagnole se montre plus amère. Certains quotidiens sont même plus virulents : un cinglant « C’est l’Espagne qui trinque ! » s’affiche sur la première page d’AS, qui regrette que les champions du monde Xavi et Iniesta n’aient pas été primés. Marca n’est pas en reste : « Deux géants et un anti-Espagnol ». Ce dernier n’étant autre que Sepp Blatter, coupable le mois précédent d’avoir refusé aux Ibériques l’organisation de la Coupe du Monde 2018. Sur son site internet, le quotidien déclare même que c’est « un Ballon d’Or injuste » mais aussi que « Messi et Mou’ (José Mourinho, entraîneur de l’année) ont laissé sans Ballon d’Or les héros de la Roja. » Le quotidien en ligne a également réalisé un sondage auprès de ses internautes qui, à 68%, ne digèrent pas le vote FIFA – France Football.
La plupart des journalistes et des personnalités du football, qui s’étaient tournés vers les maîtres à jouer du Barça, se montrent surpris et déçus par ce choix. On parle même – à tort – de tensions et de rivalités dans le vestiaire barcelonais. La vérité semble surtout pencher vers une grande déception côté espagnol, comme en témoigne Gérard Piqué : « si c’était un espagnol, cela aurait été agréable ». D’ailleurs la presse généraliste, notamment El Pais ou La Vanguardia, félicite Messi mais regrette tout de même qu’en cette année de sacre, le football espagnol n’ait pas eu cette récompense.
Alors faut-il critiquer l’attribution du trophée ? Revendiquer l’injustice ? Soupçonner l’honnêteté du vote ? Non. Tentative d’explication.

Des critères plus libres

Commençons par le commencement en rappelant que le Ballon d’Or a vécu une évolution majeure en 2010. En effet, la FIFA et le bi-hebdomadaire France Football ont unifié leurs deux trophées (respectivement le FIFA World Player of the Year et le Ballon d’Or France Football) pour en obtenir un seul : le Ballon d’Or FIFA. «Nous voulions mettre ensemble dans une même coupe les acquis de France Football depuis plus de cinquante ans (le premier date de 1956) et ceux de la FIFA depuis 16 ans (le joueur FIFA existe depuis 1994) pour former un tout qui restera le Ballon d’Or», expliqua Joseph Blatter lors de la signature de cette convention liant les deux parties et qui durera «au moins jusqu’à la prochaine Coupe du Monde». De cette union émerge donc un nouveau mode d’élection.
Auparavant, le Ballon d’Or était décerné par un jury de journalistes spécialisés à raison d’un représentant par fédération affiliée à l’UEFA et d’un représentant par fédération, ayant déjà participé au moins une fois à une phase finale de Coupe du Monde, affiliée aux autres confédérations (CAF, CONMEBOL, CONCACAF, AFC ou OFC). En 2009, cela représentait 96 votants. Chaque juré désignait cinq joueurs par ordre décroissant de mérite, ces derniers se voyant respectivement attribuer 5, 4, 3, 2 et 1 point(s). Le trophée était ainsi décerné au joueur totalisant le plus grand nombre de points. Surtout, le Ballon d’Or France Football, c’est-à-dire le meilleur joueur au monde sans distinction de championnat et de nationalité (depuis 2007), était attribué en fonction de quatre critères principaux : 1. Ensemble des performances individuelles et collectives (palmarès) pendant l’année considérée ; 2. Classe du joueur (talent+fair-play) ; 3. Carrière ; 4. Personnalité, rayonnement.
Avec le nouveau trophée, les modalités changent. En premier lieu, ce ne sont plus uniquement les journalistes qui votent, mais aussi les sélectionneurs et capitaines des 208 pays affiliés à la FIFA. Chaque collège dispose du même poids électoral et nomme trois joueurs par ordre décroissant de mérite. Ceux-ci se voient attribuer respectivement 5, 3 et 1 point(s). De la même manière, le trophée est décerné à celui qui marque le plus de points, tous collèges confondus. En revanche, les critères de choix sont beaucoup plus flous que ceux qui prévalaient chez le bi-hebdomadaire français. L’Article 3 du règlement affirme ainsi : « Le trophée est attribué sur les critères de performance sur le terrain, le comportement général dans le cadre sportif, et en dehors. » Voilà donc LE grand changement du mode d’élection du Ballon d’Or. Les conditions d’attribution et de choix sont davantage laissées libres à l’appréciation des jurés.

Polémiques contradictoires

Dans cette nouvelle configuration, la notion de palmarès, ancien critère majeur et premier point de critique du sacre de Messi, est à réévaluer. Oui, c’est vrai, le petit argentin n’a gagné « que » la Liga en 2010, contrairement à ses rivaux qui ont remporté également la Coupe du Monde. Il est donc en retrait de ce point de vue-là. Mais à ce petit jeu, si l’on se focalise sur le palmarès, le meneur de jeu hollandais Wesley Sneijder surclasse tout le monde, y compris les champions du monde ibériques. Il a réalisé le triplé avec l’Inter (Série A, Coupe d’Italie, Ligue des Champions) et termine finaliste de la Coupe du Monde (il aurait d’ailleurs pu être sacré si Robben avait converti une de ses offrandes en finale !). Ses performances individuelles ont également été de haute volée. Il a fini meilleur buteur ex-æquo en Afrique du Sud et incarné parfaitement la réussite de l’Inter par ses buts magnifiques et ses passes millimétrées. Numéro un des journalistes à l’issue du vote – comme par réflexe -, il aurait remporté le trophée si la nomination du Ballon d’Or était restée inchangée.

Andres Iniesta, but en finale

Se pose à présent la question du poids de la Coupe du Monde. Historiquement, et surtout ces dernières années, le Ballon d’Or consacre un Champion du Monde : Fabio Cannavaro en 2006, Ronaldo en 2002, Zinédine Zidane en 1998, Lothar Matthäus en 1990, Paolo Rossi en 1982, Gerd Muller en 1970 et Bobby Charlton en 1966. Alors en 2010, un Espagnol était attendu. Il faut, avant tout, souligner la pauvreté du sommet planétaire de cet été. Une compétition faible en spectacle et qualité de jeu, hormis l’Allemagne ou la vaillante Uruguay, et qui n’a pas été transfigurée par l’Espagne. Les champions du monde ont inscrit 8 malheureux petits buts et présenté un jeu loin d’être au sommet. Quand on pense aux critiques sur la soi-disante Equipe de France défensive de 1998 (15 buts, meilleure attaque)… Malgré tout, au regard du tournoi, David Villa est nettement le meilleur joueur de la Roja. Il aurait alors pu prétendre à ce trophée, à l’image de Cannavaro en 2006 ou de Ronaldo en 2002. Mais sa seule performance sur cette compétition ne lui permettait pas, fort justement, de revendiquer cette consécration. Alors pourquoi Xavi et Iniesta le mériteraient plus que lui ? Iniesta est certes le buteur salvateur de cette finale, mais un Ballon d’Or ne peut se résumer à ce seul fait d’arme.  Zidane n’avait pas été le meilleur Français en 1998, même avec ce fameux doublé en finale. Il pouvait surtout se targuer d’être champion d’Italie, finaliste de la Ligue des Champions et auteur d’une saison exceptionnelle du point de vue individuel. Et puis quelle logique d’attribuer une récompense pour 8 petits matchs, sans grande qualité, dans une saison complète ? Le cas Cannavaro, lauréat en 2006, a servi de révélateur et peut-être de leçon. Un joueur qui n’a d’autre qu’une Coupe du Monde en tant que capitaine à faire valoir ne peut être déclaré vainqueur sans combat ! Surtout lorsqu’il est coupable d’attentat en finale (énorme tampon sur Henry quelques minutes après le début du match), qu’il évolue à la Juventus alors mouillée dans l’affaire du Calciopoli et qu’il se fait balader quelques semaines avant la remise du trophée par le grand John Carew lors de la confrontation Real-Lyon en Champion’s League ! Cette année, la Coupe du Monde a donc, fort logiquement, perdu de son influence dans les urnes. Ça aurait dû être le cas plus tôt !

Comme le comportement sur et en dehors du terrain des trois protagonistes est exemplaire (loin de la caricature des footballeurs) et n’a souffert d’aucune contestation, il ne reste qu’un seul critère, essentiel : la qualité et les performances du joueur. Comment les Espagnols peuvent-ils crier à l’injustice quant à la nomination de Messi alors qu’ils ne s’insurgent pas de voir Iniesta devant Xavi ? Il faut quand même rappeler qu’Iniesta a manqué quasiment la moitié de la saison pour causes de blessure. Il affirme lui-même que cette saison fut « la pire de sa carrière ». Avant d’ajouter : « J’ai vécu une sale année. Je n’ai pas pu commencer la saison à cause d’une blessure contractée en mai 2008 avant la finale de C1. Je n’ai pas pu jouer le Mondial des clubs. Et d’autres pépins physiques… En plus, j’ai eu des évènements privés très difficiles à vivre (comme la mort de son ami Dani Jarque)». Il paraît donc étrange de le voir devant Xavi, pourtant personne ne s’est fendu d’une remarque à ce sujet, davantage obnubilé par le choix de Messi.

Xavi

Xavi, est, en effet, le maître à joueur et la plaque tournante du flamboyant Barça. Sa qualité de passe est exceptionnelle, sa lecture du jeu remarquable, son sens tactique efficace et son pressing impressionnant. Sa régularité au plus haut niveau plaide aussi largement pour lui. Cette régularité justement, parlons-en. Une large partie des critiques s’est ainsi focalisée sur le fait qu’il méritait le Ballon d’Or pour l’ensemble de sa carrière. Mais, à aucun moment, ce trophée n’a eu et n’a revendiqué cette vocation. L’objectif est de récompenser le meilleur joueur de la saison écoulée ! C’est vrai, il est toujours bon de se rappeler de quelques monuments qui auraient mérité une récompense individuelle comme Bergkamp, Maldini ou Roberto Carlos et maintenant Xavi. Enfin, on évoque aussi souvent le fait que sans lui, le Barça, dont Messi, ne tourne pas. L’inverse est vrai également.  Sans l’Argentin, le jeu barcelonais est beaucoup moins tranchant et efficace.

« Léo est le meilleur »

Nous voilà enfin à Messi. Sans occulter une Coupe du Monde en demi-teinte, au sein d’une sélection manquant de cohérence, le petit Argentin a  sans conteste réalisé une saison énorme. Une faculté d’accélération fantastique, une conduite de balle phénoménale, une précision diabolique, un buteur exceptionnel.  Les superlatifs pleuvent. On oublie aussi de dire qu’il travaille beaucoup pour l’équipe, notamment dans la récupération et la mobilité, et qu’il est solide physiquement malgré sa petite taille. Et puis les statistiques parlent pour lui : 38 buts en 2008-2009, 47 en 2009-2010 et déjà 40 cette saison ! Il est aussi passeur : 18 passes décisives en 2008-2009, puis 11 l’année suivante et 18 pour l’instant. Des chiffres astronomiques pour un joueur qui n’a que 23 ans !

Lionel Messi

Finalement, le monde du football semble unanime pour affirmer que Lionel Messi est bien le meilleur joueur du monde. De la bouche des protagonistes, fair-play mais surtout lucides, c’est encore plus révélateur.  « Non, je ne suis pas déçu. Léo est le meilleur joueur du monde, c’est mérité » déclare Xavi. « Il le mérite amplement » confirme Iniesta. Carlos Bianchi, ancien grand buteur argentin, est du même avis : « Depuis cinq ans qu’il joue, il a tout raflé. Il lui manque seulement la Coupe du monde. Mais est-ce qu’on reproche la même chose à Di Stefano, Cruyff et Platini, qui sont considérés comme faisant partie des meilleurs joueurs de l’histoire ? ». Il corrobore ainsi ce qui a été dit précédemment sur l’influence du titre mondial.

L’Espagne ne doit pas être amère. Elle a formé et profite aujourd’hui de ce talent exceptionnel. Le mérite lui revient également, sans nul doute. D’ailleurs, quelques heures après l’élection, le journal catalan El Mundo Deportivo salue sans équivoque le triomphe de l’Argentin : «Le Ballon d’or est dans la maison barcelonaise et, à travers lui, c’est la reconnaissance d’un travail fantastique et d’une philosophie. Beaucoup penseront, sûrement, qu’on aurait dû offrir deux reproductions du Ballon d’Or à Xavi et Iniesta. Ils les méritent. Mais le meilleur du monde, c’est encore Messi.» Pep Guardiola, l’entraineur des blaugranas, renforce cette idée dans AS : « Je continue de penser que Leo est le meilleur et les gens en ont décidé ainsi. Il n’y a rien à dire de plus. Si l’Espagne est championne du monde, peut-il y avoir une meilleure preuve de sa qualité que la présence de la moitié de son équipe dans le onze-type 2010 ? Messi est venu ici encore enfant et nous a aidés, faisant de la Liga le meilleur championnat du monde ».
Le Ballon d’Or n’a pas récompensé une carrière ou une victoire en Coupe du Monde. Ni même un joueur régulier, décisif et talentueux. Le Ballon d’Or laisse une trace dans l’histoire du football. Il a donc  récompensé le meilleur joueur du monde. Pourvu que ça dure !
MR.
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12 réflexions sur “Le FIFA Ballon d’Or, fin de la discorde.

  1. Merci pour l’explication détaillée du fonctionnement de l’attribution du ballon d’or !
    Je crois qu’une conclusion mettant tout le monde d’accord semble évidente : le Barça est une équipe magnifique et l’Espagne n’a vraiment pas de quoi se plaindre, c’est malheureusement pas en ligue 1 qu’on déniche les prétendants au titre…

  2. Je partage totalement cette analyse. Messi est le meilleur joueur du monde et cela ne souffre d’aucune contestation. Ce nouveau mode d’éléction ne peut que la rendre plus équitable dans la mesure où toutes les voix (journalistes, entraîneurs, joueurs) sont présentes.

  3. Oui, le ballon d’or de Messi est incontestable. Les votants ne se sont pas plantés.

    Xavi et Iniesta sont champions du monde. Je suis sûr que Messi aurait bien échangé son BO contre ce titre.

    Ce qui est dommage pour l’Espagne c’est l’absence depuis si longtemps d’un lauréat espagnol du ballon d’or. Au delà de Xavi et Iniesta, je pense que Raul aurait dû l’avoir il y a une dizaine d’années.

    Mais, avec un mec comme Messi (et derrière lui, CR7) ce n’est pas demain la veille que cela arrivera.

  4. Excellent article: fin et détaillé, sobre et impartial. Ah, j’entends au loin Vincent Duluc de « L’Equipe » qui crie à l’imposture et à la mort du journalisme à scandale. Tocard…

    Sur le fond, oui, Messi est le meilleur joueur du Monde. Oui, il est le joyau de LA meilleure équipe de tous les temps. Oui, Iniesta était clairement une demi-imposture dans ce trio (devant Sneijder? Devant Villa? Devant Evra? Vraiment Sepp, t’es sûr de ton coup là? Tu crois pas que c’est un peu gros?). Mais si un mec comme Xavi – pour moi plus indispensable au Barça que Messi… je ne demande pas le partage de cet opinion, mais je le dis! – qui est Champion du Monde, âme de la Catalogne et du Barça, milieu hors norme et irréprochable comportementalement parlant (c’est français ça?) n’a pas le Ballon d’Or, alors c’est un vol, aussi bon que soit Messi ou quiconque.

    Autant ne le donner qu’à des buteurs ou des solistes, et écarter les joueurs non spectaculaires, ce sera beaucoup plus simple. Voilà pour l’avis de quelqu’un qui l’a encore au travers de la gorge.

    En tout cas, continue comme ça MR. Je ne sais pas ce que ces intiales veulent dire (Messi, raccroc!, ou Maman Rangemachambre), mais en tout cas, elles ont de l’avenir.

    Amitiés footballistiques.

  5. Très bon site, bravo.
    A partir du moment où l’on décide d’attribuer une récompense individuelle dans un sport collectif il faut assumer jusqu’au bout. Messi a effectué une saison exceptionnelle et il est le meilleur joueur du monde; l’histoire du foot retiendra Messi et non pas Sneijder (le favori des journalistes).

    Après je suis tout à fait d’accord pour dire que Xavi mérite un ballon d’or, que le palmares de Sneijder en 2010 est impressionant; mais sérieusement qui peut nier que Messi est au dessus des autres?

  6. Messi est bien sûr le meilleur joueur du monde.
    S’il peut paraître discutable de lui attribuer le ballon d’or cette année en raison de la victoire de l’Espagne en coupe du monde, il est effectivement assez affolant de voir Iniesta devant Xavi. Si un joueur espagnol devait le gagner cette année c’était bien sûr Xavi.

  7. je ne suis pas d’accord avec cette nouvelle critere sur le ballon d’or ,le ballon d’or france football qui a ete cree en 1956 est le meilleur.vous devriez repenser sur les criteres.

  8. Sharpe MAWAY RAHA:
    Le joueur peut etre performant toute sa carrière et comme conséquence: Ballon d’Or FIFA toute sa carrière aussi. Quoi de neuf que Le Messi Barcelo-argentin en ait au tant afin de revolutioner le football? La FIFA restera emerveillée de ce jeune garçon né pour jouer et ganger. Allez-y Messi

  9. arreter de nous baratiner avec de tels propos.le ballon d’or depuis 1998 n’a plus de critères et la fifa l’attribue à qui elle veut.sa c’est une discrimination.je pose une pensée à samuel eto’o,didier drogba,emmanuel adebayor;abou tricka; seydou keita;michael essien;et tant d’autres africains qui se sont toujours hissés au plus haut niveau du foot ball mondial.l’afrique vous reconnaitra toujour pour ce beau football et elle ne manquera jamais de parler de vous à toutes les rencontres qui se tiendront sur son sol.

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